QUELQUES VÉRITÉS QUI MÉRITENT D'ÊTRE CONNUES

Le maire président de la CCCOssun  et ses soutiens ne doutent de rien. Après des propos indécents tenus en public sur Madame la Préfète, cette dernière n'avait pas manqué de reprendre de volée  le maire de LANNE, sur les marches préfectorales, le 26 février 2016. Un groupuscule de maires contestataires avaient pensé faire pression sur  les membres de la CDCI en participant à une "écharpée belle". Deux amendements étaient examinés ce jour là, sans liens directs entre eux. D'une part, la problématique lourdaise qui reposant sur des bases défendables et dans tous les cas méritant  de faire débat et d'autre, la création d'une intercommunalité totalement illusoire puisque le canton d'Ossun (qui correspond à une entité du conseil départemental), aurait fait alliance avec quelques communes minoritaires  du canton du moyen adour. Les pauvres canetons de Gespe Adour Alaric auraient été dépendants du président de la CCCO d'un côté, mais de leur binôme au département d'autre part. Ces "contestataires" comme ils se définissaient eux mêmes se trouvaient réunis "physiquement", mais leurs motivations n'avaient rien en commun. L'union fait la force comme l'oignon fait la soupe, . Il fallait bien quelques croûtons. Le but inavoué mais qui n'a échappé qu'à  certains était sous-jacent : Sauver le poste et les indemnités du président de la CCCO qui avait déjà été privé du cumul de celles du conseil départemental qui lui a échappé malgré le soutien du PRG.

Mercredi 08 juin le conseil municipal d"Azereix a "délibéré" pour réaffirmer dans son intégralité sa "logique" de l'alliance CCCO et CCGAA. Il est des raisons que la raison ne saurait connaître.

Le lendemain c'était au tour du conseil communautaire  de la CCCO de se réunir.

LA COLÈRE DE GEORGES:

La séance commence par une grosse colère de Georges Astuguevieille qui s'il représente Bénac n'oublie pas qu'il est conseiller départemental et que son remplaçant (comme les maires de Juillan et de Louey) a été illégalement frappé, qui plus est dans le dos. Le président, lors d'une réunion précédente, avait défendu que se présenter contre lui méritait sanction. Et Georges Astuguevieille n'entend pas manger de ce pain là. L'honneur de son remplaçant, et plus grave encore, des années de travail, lui ont été dérobées: Il le redit et veut que cela figure au compte rendu. C'est là que l'on mesure toute l'importance d'accepter d'être "secrétaire de séance" et d'endosser la responsabilité du contenu du compte rendu. C'est un peu dire au "copain" : "on a bu tous les deux, donc il vaut mieux que ce soit toi qui prenne le volant"... Assez dangereux quand l'on pressent qu'au moment de "monter au créneau" beaucoup sans doute seront moins gonflés qu'un airbag. L'occasion viendra d'en reparler. Une galipette plus tard, le président pense avoir trouvé "un arrangement" qui pourrait le tirer d'affaire. Mais la rumeur enfle, et si tel était le cas, il se dit déjà que  la complaisance du mis en cause sèmerait le doute sur sa probité...

APPEL À NOUNOUS OSSUNOISES

Un peu plus tard, le débat porte sur la création de crèches à l'entrée d'Ossun, côté Juillan. La demande des ossunois serait forte alors que la commune manque de gardiennes agrées, ces "nounous", secondes mamans, qui gardent les enfants avec beaucoup plus de souplesse horaire. Quand le maire de Juillan se pose des questions, celui d' Ossun n'a que des solutions. S'il est des personnes d'Ossun susceptibles de répondre à la demande de "nounous agrées" c'est le moment de le faire savoir en vous faisant connaître en mairie d'Ossun, mais pourquoi pas aussi en mairie de Juillan. (Principe rassurant de la comptabilité en partie double).  Des familles Juillanaises pourraient être demanderesses et Ossun est proche. Investir dans des crèches n'a de sens que si cela ne nuit pas  à l'offre locale, travail difficile, mais qui apporte un supplément de revenus et  crée surtout des liens affectifs durables.

LE ZORRO SYMBOLIQUE

Une délibération presque banale est aussi demandée à l'assemblée. Sur la commune de LANNE, deux bâtiments dit 68 et 91 (années de leur constructions) sont à l'abandon. Ils sont la propriété d' une société mise en liquidation. LANNE  a un droit de préemption et compte l'exercer, mais le rétrocède à la CCCO dans un geste empreint de générosité rare de nos temps.

Le mandataire liquidateur n'est pas encore vendeur, mais va l'être pour le prix estimé par les domaines: 1€ symbolique, terrains et bâtiments compris. L'un est en état passable quand l'autre est à démolir. "Depuis 2012 l'action du tribunal de commerce , sous sa composition ancienne, se caractérise par en un immobilisme total. Un nouveau président arrive et Zorro en même temps. Le maire décide de mettre les employés communaux au nettoyage des lieux et à la coupe de la végétation qui les envahit. De nombreux canetons s'étonnaient de voir des employés communaux travailler chez un propriétaire privé. Sous la pression du maire qui prend les choses en main, le nouveau président s'active:  "Il faut provoquer pour que les biens soit mis en vente pour ce petit EURO " ( qui fera des Zeureux?)  

C'est alors que Laurent PENIN , maire de BARRY intervient et a plusieurs reprises indique que si le prix est de 1 €, c'est en raison de la dépollution nécessaire qui a fait l'objet d'un rapport. Il donne un exemple comparable , sur Odos et met en garde sur la pollution du sol. (NDC : C'est l'établissement de ce rapport fort coûteux et qui nécessitait l'intervention d'une entreprise spécialisée qui a retardé la clôture de la liquidation, puisque les fonds nécessaires au financement de l'expertise n'étaient pas disponibles. Ce rapport est accablant concernant la pollution des sols. La recette d'un euro pourrait se transformer en dépense pharaonique pour le futur propriétaire. La vente faite, un citoyen lambda se plaindra et l'État contraindra le nouveau propriétaire à dépolluer le sol.)

Autant la menace de démission des maires et conseils du canton pour s'opposer à l'agglomération qui donnera peut être du travail local n'est pas raisonnable, autant sa mise en garde contre un achat qui se révélera une meilleure affaire pour celui qui laisse le terrain pour 1 euro que pour celui qui l'achètera, est une évidence.  Le contenu du rapport permettra de chiffrer le coût de la dépollution. Ce n'est pas au contribuable du canton, ou de la future intercommunalité de supporter les frais d'une dépollution des sols pour une entreprise privée. C'est de la responsabilité de l'État de se substituer au mandataire et à l'ancien propriétaire privé, insolvable.

Où sont les écologistes, bobos de gauche caviar ?: sur les bancs du conseil régional? En tout cas, pas sur le terrain, ni même la tête dans les dossiers. Pourtant ils ne manquent pas de brasser du vent et ont de l'énergie pour se faire élire et se faire vite oublier, dans la nature... évidemment. 

Et quand le maire de Lanne aura d'autres compliments à faire, il pourra écrire au tribunal de commerce directement. Le jour où il en sera lui même président, les canetons auront des dents. Ce n'est pas en parlant de courage que l'on s'en dote...