14/05 AGISSEMENTS GRAVISSIMES … LA CCCOssun LE 04 AVRIL 2016

"LA MAGOUILLE DE FRANCE N° 1"

La Commission Départementale de Coopération Intercommunale avait infligé un remarquable camouflet aux maires de la CCCOssun et de la Communauté de Communes Gespe Adour Alaric lors de sa réunion du 10 Mars 2016, en rejetant un amendement bancal auquel des maires contestataires prenant la pose sur les marches préfectorales avaient donné une couleur Carnaval. Décors et costumes étaient à hauteur du folklore, mais l'argumentaire béton annoncé dès janvier ressemblait davantage à une motte de beurre abandonnée sous le soleil. La peau de la CCCO, toujours enviée mais jamais égalée, toujours copiée mais jamais collée ne pesa pas cher à l'issue de balbutiements boiteux et les intérêts particuliers ne résisteront pas longtemps face à la dimension vitale d'une structure territoriale digne des enjeux de demain.

Le maire d' Azereix et président nommé de la CCCO se dit trahi par des amis de plus de vingt ans. Il avait a peine senti le vent tourner quand les canetons lui demanderont de rester à la maison alors qu'il trouvait, après essayage, que le fauteuil de Conseiller départemental lui irait comme un gant. Plus belle la vie, la tête et les fesses au repos. Les canetons estimeront qu'avec près de quarante ans de mandats il commençait justement à sentir le fromage et serait mieux en restant à la bergerie.

À Juillan, pendant la campagne qui permettait de siéger "à la ville" on apprendra que notre "rural" préférait les "fins de semaine" à l'océan du Pays Basque que l'amer de la défaite électorale.

Et Comme il pleut davantage encore sur les mouillés, voilà que SA place de souverain 100% PRG à l'intercommunalité se voyait à son tour menacée par une loi NOTRe qui n'était pas la sienne. 

Son dernier mot n'était pas dit et la résistance s'organisait. Un jour c'est sûr il les aurait ces maudits canetons  qui lui avaient donnée une leçon.

Le quatre avril serait une date de réunion qui figurerait dans les livres de l'histoire des cantonniers.

L'ordre du jour, sous un air anodin, permettait d'enfoncer la porte ouverte des questions diverses. Rapidement épuisé, réglé au millimètre par le DGS, le temps était venu de mettre au pas les communes de Louey et de Juillan. Il suffirait de soumettre au conseil, préparé à dire "amen" à la fin de chaque décision prise à l'unanimité du président, le rapport  des délégations des maires de LOUEY et JUILLAN, petites communes du canton, représentant à peine un peu plus du quart des habitants. Sitôt dit, sitôt fait, sans interrogations, notamment sur ce qu'allaient devenir les indemnités de fonctions des deux vices présidents qui sont payées par les canetons. Là n'était pas la question. Peut-être faudra t-il en faire don à Saint FRUCTUEUX, patron d'Azereix, dont la statue de Saint Michel et quelques autres, se sont fait la valise chez un marchand de LOURDES pendant la restauration de l'église. On se souvient qu'à peine élu le président avait jugé indispensable d'augmenter, après celles de maire d'Azerix, ses indemnités de Président de l'intercommunalité, dans des proportions indécentes alors qu'il visait à y cumuler celles de conseiller départemental, en pilier du PRG.

C'est sur cette manœuvre peu "lisible" d'un point de vue légal , administratif ou pénal, que se terminera une séance presque tranquille  et que sera fixée au 14  avril la réunion suivante qui concernerait non plus le vote des bilans et comptes de gestion, mais celui des budgets 2016, dernier exercice comptable de la CCCOssun.

A priori, hormis cet "incident" tout s'était bien passé sous l'œil de la trésorière du canton, madame Murielle VERGÉ, venue valider l'exactitude des comptes, (sans droit décisionnel, donc sans être arbitre ni caution. On connaît l'argument... Si le trésorier a béni l'enfant, c'est que c'était un ange.)

Seul le maire de Bénac,  par ailleurs conseiller départemental  posera la question de la  légalité de la mise au vote d'un retrait de délégations lors de questions diverses alors que la question aurait dû être à l'ordre du jourLes marmonnements des uns et des autres n'apporteront pas plus de réponse sur le fondement légal de cette décision unilatérale mise au "vote pour information". C'est ce qui ressort des bégaiements et balbutiements du maire président."  

Pour les faits il est indispensable que tous en connaissent sinon le moindre détail, au moins l'indispensable. Hurler à l'unisson "tous les mêmes, tous pourris" est un raccourci un peu facile qui peut aussi se retourner contre ceux qui s'en font la clameur et qui subissent en silence. Ce que l'on peut éventuellement comprendre de personnes qui ne sont que des électeurs, n'est pas admissible de la part d'élus où de personnes investies de fonctions administratives ou Rémunérées par les impôts de tous, elles ont des situations privilégiées, d'emploi garanti à vie, de retraites calculées sur quelques mois, précédés le plus souvent d'une ultime promotion. Loin d'être une circonstance atténuante pour distribuer ou partager des avantages sur le dos des contribuables, la fonction d'élu est un choix volontaire qui nécessite plus encore un comportement exemplaire. Le contraire est une circonstance aggravante qui ne doit plus supporter d'arrangements entre amis. Le débat public n'a jamais eu pour but "Moi d'abord et les copains d'accord".

On veut opposer quelques casseurs qui seraient facilement maîtrisables pour culpabiliser le plus grand nombre des modestes employés et travailleurs, alors que notre administration emploie plus de personnes qui cassent les PME, PMI, les professions libérales, artisanales et commerciales  pour le privilège de quelques pantouflards, qui en plus d'être nantis passent leur temps à la truande, allant jusqu'à se prétendre être de gauche, quand le maçon peine à la truelle et vote extrême droite. " Des citoyens, des patrons  et des élus honnêtes, il y en a, soyez en sûrs, comme il existe des voyous dans toutes les professions , y compris la votre, et chez chômeurs, sauf vous, bien entendu. Il n'y a pas meilleur argument pour laisser les choses continuer. Et de passif, vous serez qualifié de mauvais citoyen ou de casseur. Il suffit à vos bienfaiteurs de regarder les listes d'émargements pour vous classer. On y trouve des personnes décédées et des signatures falsifiées. Vous pensez peut être vous être abstenu alors que quelqu'un a voté pour vous. Pour assister à un spectacle il vous faut une place, pour voter ce serait trop compliqué. On ne tamponne plus les cartes d'électeurs, on se tamponne des électeurs. On pourrait nous adresser une entrée numérotée avec deux volets contresignés et présentation de carte d'identité. Mais se serait trop complexe et pourrait empêcher la fraude. Chaque fois que vous ne votez pas , vous payez quand même la place de quelqu'un qui sera plus souvent spectateur et profiteur, qu'acteur. Il y aurait à la fois de plus en plus de casseurs, de plus en plus de candidats pour enter dans la police , la fonction publique  et de plus en plus de politiciens quand il n'y a plus de politique ni de république. On manque de plus en plus de voyous pour justifier de ces postes , alors on en importe.  

Pourtant le silence de ceux qui savent est punissable, comme les faits des casseurs, sans besoin d'avoir participé. "Tout membre de l'administration qui dans le cadre de ses fonctions a connaissance d'actes irréguliers a obligation de les porter à connaissance de la justice sous peine de s'en rendre complice."   Ce principe de base s'applique en Corse comme à la communauté des communes du canton d'OSSUN; Président:  Michel RICAUD: Membres du Bureau et du Conseil communautaire; Directeur Général des Services: Xavier DUMINY, Secrétaires de séances: Sylvie ESTANOL le 04 avril et Émilie FAVARO le 14 avril, et personnel compris.(rédaction et affichage des comptes rendus). Sans doute cela doit il s'étendre aux éventuels témoins, qui dénatureraient les faits, se rendant pénalement coupables de faux témoignage ou de recel.

Le compte rendu de cette réunion du 04 avril a été affiché le 08, convoquant le  bureau pour le 14 avril. Les délais légaux étant respectés, l' affichage figeait le contenu légal des écrits, sans restriction ni ajout.

PANNEAU1

PANNEAU2DSCN2180

CR0404-1

CR0404-2

CR0404-3

CR0404-5

CR0404-6

CR0404-7

Soyons sûrs que si la surprise était au rendez vous, des intéressés principalement, la mesure avait été prise après mûre réflexion , puisque un mois pratiquement après sa cause, et sans question. Quand on sait la profondeur du raisonnement des dirigeants, la richesse de leurs connaissances et  l'expérience dont ils débordent, ont peut difficilement songer qu'ils pourraient être à la faute.

C'est quand même beau un état de Droit et la démocratie qui associe chacun aux décisions. CAPABLES ET RESPONSABLES , devant les hommes comme devant les juges, mais toujours pour le meilleur et pour l'Empire.

Il ne manquait dans l'auditoire que quelques contribuables qui souvent râlent, ne se rendent pas aux réunions publiques et sont les premiers à raconter ce qui s'y est passé: "C'est quelqu'un qui leur a dit ..." Il y manquait aussi les enfants des écoles qui comprendraient mieux la démocratie et les formules de politesse.