QUEL RAPPORT ENTRE LA REINE D'ANGLETERRE ET LE SÉNATEUR FORTASSIN DES HAUTES PYRÉNÉES ?  

Les deux ont un age avancé, mais on ne remplacera la souveraine que si elle abdique ou décède. "Longue vie à la reine (happy birthday) et God save the sénateur."

On sait ce que fait la reine d'Angleterre de ses robes anciennes: "Elle les met" et la sénateur Fortassin , s'il ne prend guère le train, change de costume. Il n'y a que le siège qu'il conserve "Ad vitam aeternam " comme dirait Cyrille en italien latin. Ce sont ses vieux discours qu'il a tendance à répépier.

Lors de la Foire de Tarbes se tenait la traditionnelle assemblée générale des maires, dans l'auditorium voisin de la CCI. Occasion pour Madame la préfète d'aborder le sujet (rassembleur) de l'intercommunalité.

Les élections acquises avec les voix des écologistes, le temps est venu de leur dire qu'ils sont un frein au développement économique. Le sénateur Fortassin défoncera la porte ouverte par le maire de Camous, puis M. Pélieu. "le moindre dossier demande des tonnes de paperasse et le temps du papier est désormais plus long que le temps du chantier, et bientôt plus cher !." La parole au moins ne coûte rien, hors le prix du banquet, et le Sénateur FORTASSIN n'y ira pas par quatre chemins " Les djihadistes de l'environnement, ça suffit. On ne les a pas attendus pour savoir ce qu'il fallait faire pour préserver le patrimoine de nos montagnes et de nos campagnes. On n'en sait peut-être pas autant qu'eux sur la vie intime du crapaud accoucheur, mais pour nos paysages, nous sommes plus fondés qu'eux."

Les canetons ne connaissent pas bien le caractère rural des bancs du Sénat qui rassemble l'élite de la France. Le crapaud accoucheur porte aussi le nom de grenouille cloche et mieux encore celui d'alyte. Petit crapaud de quelques centimètres il a un chant particulier à réveiller un élu fatigué endormi dans une assemblée. Une femelle pond ses œufs qu'un mâle porte sur son dos et qu'un troisième féconde. C'est leur façon d'encadrer leur démocratie participative, attendant l'éclosion quand des milieux plus humains privilégient l'exclusion.

Mais ce ne sont pas des canetons ignares qui en sauront davantage que les élus sur le renouvellement de l'espèce protégée des sénateurs.

Tout juste pourront ils constater que si rien n'arrête l'évolution le sénateur pyrénéen aurait une tendance à remettre ses vieux discours en guise de couvert. Un véritable boute en train qui du 15 avril 2016, nous ramène au 17 juin 2010. La science , on le sait, a fait beaucoup de progrès  en six années.   

COME BACK EN 2010.

Débat sur l'optimisation des moyens des collectivités territoriales.17 Juin 2010 Intervention de monsieur François Fortassin:

Monsieur le président, monsieur le secrétaire d'État, mes chers collègues, depuis de nombreuses années, les collectivités sont confrontées à des défis de plus en plus lourds qu'elles peinent à relever. Plusieurs raisons expliquent ce phénomène. Les dernières lois de décentralisation n'ont pas permis le transfert des moyens nécessaires à l'accomplissement des missions, toujours plus importantes. Par ailleurs, force est de constater que le désengagement de l'État s'est accentué, tant pour des raisons budgétaires que pour des raisons de politique nationale. On fait peser sur les collectivités les charges que l'État ne peut plus ou ne veut plus assumer, à savoir un éventail toujours plus large de services et de prestations répondant aux besoins et aux attentes de nos concitoyens, et ce dans des secteurs particulièrement coûteux. Le désengagement de l'État contraint souvent les collectivités à se substituer à lui et l'évaporation des services déconcentrés de l'État les oblige régulièrement à intervenir à sa place. Cela s'est traduit par une augmentation très forte (de l'ordre de 100 milliards d'euros par an) et constante des dépenses. Depuis les premières lois de décentralisation, ces dépenses ont progressé plus rapidement que le produit intérieur brut, hors transfert de compétences. Cette évolution a connu plusieurs phases : forte croissance d'environ 3,5 % par an entre 1980 et 1991, ralentissement entre 1991 et 1998, puis reprise de la hausse au cours des dix dernières années. Même s'il s'agit d'un lieu commun, il convient de rappeler que les collectivités locales sont les principales contributrices de l'investissement public. Elles y consacrent 20 % de leurs dépenses, voire plus. Ces différents facteurs, notamment le désengagement de l'État, entraînent une forte croissance des impôts locaux : entre 1982 et 2008, le poids des recettes des collectivités locales dans le produit intérieur brut est passé de 3,6 % à 5,8 %. Cette situation est donc relativement déséquilibrée, étant précisé, en outre, que la part de la fiscalité directe dans les finances locales diminue, la moitié des recettes provenant désormais des transferts des budgets de l'État. Le lien entre les recettes et les dépenses locales se défait, ce qui est assez malsain. Certains experts estiment même que les impôts locaux sont souvent peu lisibles, économiquement inefficaces, voire (ce dernier point est reconnu par tous) socialement injustes. Au delà des problèmes financiers, qu'il ne faut pas nier, et parmi les problèmes les plus importants, certaines législations et certains empilements de normes, ayant entraîné une croissance des recettes, soulèvent des interrogations. Notons, mes chers collègues que nous en sommes responsables en tant que législateurs, tout comme l'État l'est sur bien d'autres points. À ce titre, la loi relative au renforcement de la protection de l'environnement, qui introduit le principe de précaution, est une loi quasi scélérate (Sourires sur les travées de l'UMP.), car elle a eu pour conséquence néfaste d'accentuer les dépenses, d'accroître les exigences de nos concitoyens et de surexposer les élus face à l'appareil judiciaire. Nous aurions très bien pu nous passer de cette loi, que personne ne demandait au demeurant ! S'agissant de l'empilement des normes, nous faisons parfois preuve d'un zèle extrême et nous allons au delà des préconisations de l'Union européenne. Ainsi, on demande à un agriculteur de détruire son pédiluve au motif que celui ci est profond de 8 centimètres et non de 10 centimètres. C'est aberrant. (ndc: le caneton paysan est bien trop con pour creuser deux centimètres de plus. Il rebouche le trou pour en creuser un aux nouvelles normes). Certes, après quelques ennuis, ces tracasseries peuvent finir par s'évaporer grâce à l' « intelligence territoriale » évoquée par M. Mézard, mais ce n'est pas toujours le cas. Enfin, je dirai un mot de l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques, l'ONEMA. Cet organisme emploie un certain nombre de cerbères galonnés et armés, qui sillonnent nos campagnes en faisant passer les élus locaux pour des délinquants parce qu'ils ont perturbé le rythme de reproduction des crapauds accoucheurs ou d'une quelconque espèce de salamandre! Mon propos est divertissant, mais la réalité l'est moins !

M.le président: Tout à fait !

M. François Fortassin:

Si la solidarité sociale qui existe dans notre pays est certainement exemplaire à l'échelle mondiale, la solidarité territoriale, au delà des clivages politiques, peut largement progresser. Certes, elle n'est pas totalement à inventer, mais elle reste largement embryonnaire. Avec la péréquation que nous appelons tous de nos vœux, un grand principe doit être mis en avant : apporter plus à ceux qui ont moins ! L'idée est simple, mais sa mise en œuvre exigera que certains de nos collègues dirigeant des collectivités touchent au pactole qu'ils possèdent et qu'ils n'entendent pas abandonner ! Nous demandons à l'État de se porter garant d'une solidarité territoriale et d'un développement harmonieux et équilibré du territoire national !

M.Yvon Collin: Très bien !

M François Fortassin:

De la même façon, qui pourrait être opposé aux pôles de compétitivité, que les fonds européens ont pendant longtemps financés ? Pourtant, ceux ci se sont beaucoup plus développés dans des zones telles que Labège, en région toulousaine, que dans des zones telles que Berbérust Lias, charmant patelin situé au sud de Lourdes, où il y a peu de chance qu'une telle structure s'implante un jour ! 

M. Yvon Collin. C'est regrettable ! M. le président. Il peut y avoir un miracle ! (Sourires.) 

(Sourires et photos font toujours bon ménage, comme larrons en foire. n.b.: Il s'agit de la photo et des sourires de l'ALYTE, crapaud accoucheur, prise sur les hauteurs de la plaine de Tarbes.)

alyte

Gens du Voyage