LE CONSEIL DE LA COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DU CANTON D' OSSUN RÉPONDAIT LE 14 AVRIL 2016 À  CE QUI DOIT ÊTRE SA DERNIÈRE CONVOCATION  CONCERNANT LE VOTE DES BUDGETS ET DES IMPÔTS  DE SA CARRIÈRE AVANT  FUSION.

On pouvait s'attendre à une séance chaude suite à la réunion résolument "exceptionnelle"tenue le lundi 04 avril 2016. Vices et malice étaient savamment mêlés pour qu'un noyau qui se croyait dur d'intouchables "notables" locaux forts d'une immunité acquise se révéla un agglomérat de cendres qu'un souffle dispersera.

Le diktat présidentiel en avait décidé. Son porte plume avait écrit le futur avec un temps d'avance. Pas énormément d'avance à l'allumage, 30 minutes seulement... mais trente minutes qui un jour feront partie de l'histoire du canton comme ce maudit 29 mars 2015 où il aurait suffit que  53 canetons traversent la marre pour changer la romance où tout était prédit ... sauf la chute. " Commissaire Maigret et les cinq dernières minutes."

La soirée ne se résumera pas à une histoire sans parole. On ne peut pas non plus écrire le synopsis d'un film de série B. Ce serait discréditer les acteurs de ce qui devait être une "désunion" presque ordinaire. Le caneton rendu de la dernière séance et la mise à l'écart de la majorité des canetons  par un omniprésident, qu'ils avaient pourtant désavoué lors des départementales, au lieu de le mettre en garde, l'avait conforté dans sa suffisance. Le suffrage universel avait parlé, mais au suffrage indirect, sous couvert de huis clos , par un curieux comptage, quelques voix devenaient une unanimité bien indemnisée. Mais qu'à cela ne tienne, sa garde rapprochée, forte d'une méthodologie jamais démentie ferait le reste. 

Militer, c'est pas son truc. La malice et la milice davantage, comme  une limace à la salade: collée par la bave. Des voix s'élèvent et le comité de la hache frappe: Soumission ou démission, c'est sa religion et il compte encore quelques apôtres, mais qui se rendront  bien compte qu'on est loin de leur dire tout. Il n'est pas de reproche à faire à des gens qui ont accordé une confiance aveugle à leur meneur. Mais quand la vérité éclate, ne pas vouloir voir la vérité en face n'est plus être aveugle. Ce n'est plus une erreur mais une faute et quand les fautes sont graves et répétées, les cautionner devient de la complicité.   

PREMIER CONSTAT

C'est loin d'être le plus glorieux dans l'histoire la plus récente de la CCCO. Inutile de "remonter le temps", celui passé ne se rattrape jamais tandis que l'on peut toujours être rattrapé par son passé en croyant courir vers son avenir.

La CCCO, judicieusement placée sous tutelle PRG depuis la création de l'intercommunalité avait toujours été un lieu secret où se partageait, bon gré, mal gré, l'argent des canetons toujours plus déplumés. L'unité de "façade" s'est traduite par le record de candidatures aux départementales de mars 20015, alors que le poste était "attribué par avance au président nommé par son prédécesseur, maire par "défaut" de la commune de Juillan. Puis les municipales de 2014 venaient changer la donne quand une équipe "non asservie" a permis un renouvellement, la découverte d'un bilan, et la mise en œuvre d'un plan de redressement qui portera ses fruits malgré les conditions économiques difficiles. Le chant de la cigale, comme celui des sirènes amusait la galerie, mais c'est à la fourmi que revient de reconstruire un avenir. Premier grain de sable dans le rouage d'un canton sous la direction du PRG. Preuve que les choses peuvent changer, malgré un rituel établi et la confiscation d'une l'information à sens unique, si ce n'est inique.

La commune d'AZEREIX, compte justement 1019 habitants pour des élections sur mesure et un scrutin de liste. Dix neuf habitants qui permettront , non pas la victoire de la liste RICAUD, seule en course, et toujours renouvelée depuis 1977, gage des qualités inégalables de sa tête, mais l' annonce d'un résultat de 100% . Derrière ce chiffre certains avaient su lire le signe d'un déclin puisque la liste unique ne mobilisait que 410 électeurs soit 49% des inscrits.  Souvent dans les courses en solitaire, le participant est aussi le vainqueur. Le nombre d'habitants avait surtout l'avantage de passer dans le seuil supérieur des indemnités.  

Mais la presse plébiscitait le 100% et en faisait son favori légitime, annonçant la victoire d'une liste 100% PRG. La voie départementale était mise à sens unique. Mais non seulement  son tandem échoua, face cette fois à de la concurrence, issue en partie d'élus de la CCCO elle même, mais sur AZEREIX, il n'obtiendra que 331 voix, soit 40% des électeurs de sa propre commune. Les autres  candidats étant plébiscités dans leurs communes respectives. Soixante dix neuf voix de moins qu'un an plus tôt. Mais au delà du résultat qui traduit le choix de ceux qui ont voulu l'exprimer, c'est surtout la méthode qui est révélatrice.

Ces premières élections Départementales de l'histoire, étaient celles de binômes mixtes et de remplaçants. Et c'est là que le maire d'AZEREIX mène en tandem une jeune ossunoise, au demeurant très sympathique , mais qui en un an à peine se retrouvait jeune maman, femme au travail, nouvelle élue municipale d'Ossun , nouvelle élue à l'intercommunalité et déjà candidate à des départementales où l'on sait que les choses sont assez complexes et les débats pas toujours tendre. Émilie FAVARO, on peut d'autant plus la nommer qu'elle a rassemblé plus que son prétendu meneur  allait faire les frais d'un bilan qui lui était étranger. Sa dignité dans cette expérience mérite d'être reconnue et surtout connue. Au conseil municipal d'OSSUN , la municipalité compte un maire et cinq adjoints, mais Émilie n'en fait pas partie. Élue communautaire par les citoyens, elle n'est pas membre du bureau. Et au moment de partir à l'assaut du département, c'est elle que les courageux généraux envoient sous la mitraille. Le soir même des élections, dont les résultats étaient proclamés dans sa Commune d'OSSUN, où elle avait réalisé un score plus qu'honorable, c'est RICAUD qui s'empare du micro, sans la moindre délicatesse ni politesse à l'égard de son homologue puisque les deux membres du binôme était  égaux. Lorsque à AZEREIX il avait mis " K.O." ses adversaires, jamais il ne leur avait laissé le micro, ce qui révèle quand même une certaine mégalo et le mépris et le dédain pour toutes celles et ceux qui ne suivent pas ses ordres.

Alors, qu'Émilie FAVARO soit assurée qu'elle n'a été personnellement, la cible de personne. Faire avancer un tandem quand celui qui le mène freine et ne connaît pas le chemin était  mission impossible. Aujourd'hui et demain plus encore, elle aura encore moins de regrets, quand elle découvrira que les méandres sur lesquelles ont voulait l'envoyer étaient pires que la jungle de Calais.

UNE "DÉSUNION" ATYPIQUE

Le maître à bord de la CCCO,  est probablement son DGS, payé par les impôts des canetons dont il est le salarié  et se doit d'être à leur service, sauf à se mettre à son compte et créer une petite entreprise qui ne craindra pas la crise.  Il aura beaucoup fait et cela n'est pas contestable, que ce soit par pensée, par parole, par action, par omission, par oral, par écrit, par photographies, mais toujours à dessein. Il ne restera plus qu'à affecter  les résultat au bilan, au débit où au crédit, l'avenir le dira. Et au bilan économique il faudra adjoindre le bilan "social" et le bilan "moral" également.

Cet exercice lui aura au moins appris que la communication existe, comme les gobelets réutilisables, les déchets ultimes ou recyclables. J'ai eu à connaître un chef d'entreprise qui a tout plaqué pour faire le tour du monde et se lancer dans la photographie. Il n'y  a pas de sots métiers, il n'y a que de sottes gens, dont les canetons  font bien entendu partie.

Alors que la réunion est publique et que le DGS le sait bien, le sujet ayant été préalablement tranché par les services préfectoraux, par courrier dont il a été destinataire en copie, le DGS entendait, non pas déplacer l'heure, comme lors de la réunion précédente (tendant une corde si grosse qu'il s'y prit les pieds dedans), mais choisir cette fois la voie de la provocation, de l'intimidation et d'autres misérables actions, qui seront tranchées ailleurs. 

Après cet accroc, la réunion pu commencer, mais malgré  "l'ordre" du jour, le "désordre" continua. Georges ASTUGUEVIEILLE dès la lecture du compte rendu tient à demander modification de sa rédaction qui était confuse. Effectivement l'écrit ne correspondait pas au propos tenus. (demande actée).

La colère  s'élèvera aussi des rangs  des communes de LOUEY ET JUILLAN. Christian LABORDE fera justement  observer que les deux communes avaient apporté 80% des entreprises de leur territoire dans l'intercommunalité,  pour se voir maintenant exclure arbitrairement.

Le président  et le maire de LANNE parient sur un report de fusion une année plus tard et souhaitent vider les caisses sur deux exercices "hypothétiques". Bénac, Louey et Juillan ne partagent pas l'idée. Autant rendre la totalité cette année aux contribuables.

Il faut préciser que le président et son clan nomment cela un "cadeau fiscal"alors qu'il s'agit de rendre aux canetons l'argent venant de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. Le regroupement sur les zones d'enlèvement devait  coûter si cher qu'il faut répartir un excédent ? et visiblement la CCCO fonctionne comme une entreprise commerciale, mais une grosse, du CAC 40, dont l'objet est de faire des bénéfices pour rémunérer  son directoire au détriment des petits actionnaires que sont les canetons. 

Colère encore de Juillan, lorsque le président met au vote la répartition du FCI (Fonds Communautaire Intercommunal: 3.100.000 € quand même, soit 238€ par habitant, une bagatelle de 952 € pour un couple avec deux enfants).  Arbitrairement encore un groupuscule décide que la répartition serait plafonnée à 2500 habitants. Or une seule commune compte sur le canton 4152 habitants. Ainsi 1652 juillanais (4152-2500) seront privés de 393.175 €. La solidarité en action.

Naturellement, comme sur d'autres points , qui ne seront pas développées ici pour faire l'objet, selon la formule des cons sacrés, d'une enveloppe globale.

Bref , beaucoup d'accrochages, qui apparaîtront d'abord sur le compte rendu officiel pour éviter un copié-collé.

On terminera avec les traditionnelles questions diverses dont voici quelques exemples:

• Comment se fait il que des camions SYMAT ramassent des déchets sur le territoire de VÉOLIA ? Réponse précise apportée par Alain luquet: (il est fort en la matière): "Il ne faut pas se fier à l'étiquette. C'est fréquent que les entreprises se prêtent les camions et les remorques." Et la voiture bleue avec un gyrophare qui était hier dans les tues de Tarbes...c'était une bétaillère? Comme dirait RENAUD:  Il m'a filé ses déchets,  j'lui filé mon camion. Laisse béton...

• Question de Ginette CURBET  aux représentants de Juillan: "Pourquoi avez vous voté contre la répartition du FCI au lieu de vous abstenir ? Et est ce que cela veut dire que vous refusez de percevoir votre part limitée à 2500 habitants?"

Réponse évidente , appuyée par d'autres communes: "Nous avons voté contre parce que nous n'étions pas d'accord d'être plafonnés à 2500 habitants"

NDC:  Comme l' ont fait remarquer d'autres élus," le vote était fait et rien ne le changerait et par ailleurs l'explication était claire." 

C'est sûr que si les votants ne s'étaient pas exprimés, la décision aurait été prise à l'unanimité des 100% habituels et le moment venu, les votants auraient entendu "Vous n'avez jamais été contre, et l'êtes maintenant." Il va falloir relire DESCARTES et le Discours de la méthode"

• Une dernière remontrance du professeur aux élèves: "Vous parlez de courage, alors que vous avez écrit à la préfète sans nous le dire." L'explication vient: "Ici nous avons discuté de la question, mais la décision appartenait au conseil municipal " Retour direction le piémont, la charrue avant les bœufs... MACRON aurait écrit à François HOLLANDE, sans prévenir Hibarette ?  

ALERTE À LA BOMBE JUSTE AVANT LA LEVÉE DE SÉANCE

Si tout le monde a pu être évacué après négociation, le terrain est toujours miné et nul ne sait où et quand les explosions arriveront. Les services de déminage ne prendront pas le risque de laisser leur peau à la place de celle des autres. Le langage n'était pas très clerc, mais si l'homme qui porte le chapeau semble identifié, il faut rechercher le commanditaire et les exécutants. Il faut remonter la filière et trouver "le cerveau". La vérité ne coûte rien quand on est assuré...Et nous sommes quand même en état d'urgence  et quand c'est urgent, c'est que ça presse...

CTRL C pour copier, puis ouvrir un traitement de texte.  CTRL V pour coller, puis vous pouvez "imprimer"et communiquer. Prêt à assigner.

RÉUNION AVOUABLE ET RÉUNION DÉSAVOUÉE.

Le Président en fin de séance annonce à l'assemblée que le maire de TARBES souhaite les rencontrer, courant mai. Où, pourquoi, on ne sait pas, mais rencontre il y aura, fusion ou effusion, là n'est pas la question.

Mais avant cela les "Télé two  B "   (Beaucoueste - Bégorre)  souhaitent faire de même, non pas à Saint Pé, c'est déjà fait, le 16 mars 2016, en cercle fermé, mais dans les locaux de la CCCO. Nul n'ignore en effet que le lieu se prête à merveille aux réunions. Il suffit de réserver la salle assez tôt  et de payer la location bien entendu. Le lieu n'est pas un lieu de villégiature, ni de promenade ,ni  même une logithèque où une médiathèque. 

Le PPP n'est pas le Pognon Public Privatisé. Tout se paye tout se loue, de la salle au gobelet et la CCCO se garde bien de privilégier qui que ce soit.

L'objet est simple: empêcher une grande Communauté XXL de 86 communes et de 133 délégués. Le 16 mars à Saint Pé, un comité de sages, triés sur le volet s'est constitué. Les maires des communes rurales (L'article D.3334-8-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) précise les critères utilisés pour définir les communes ruralessont donc invités , toutes sensibilités mises à part , à se rassembler le Mardi 26 avril 2016 à 18 h30 au bâtiment 1 du Téléport, à Juillan (Aéroport TLP).

Courrier daté du lundi  04 avril 2016. Le jour le plus long de la CCCO. Le lieu est choisi pour ne pas favoriser le maire de Saint Pé par rapport à celui de Montignac.

Les canetons sont invités ( canetons sensibles, s'abstenir), à faire une haie d'honneur à l'arrivée des jeunes mariés. Jeter du riz sera interdit car on ne gaspille pas la nourriture, mais si vous avez les boules, le parking est propice à une partie de pétanque. N'amenez pas de cochonnets, ils seront disponibles sur place. Le prix du spectacle sera défini sur place en fonction du nombre de participants. (par souci d'égalité , et de partage équitable. Les frais pourrons vous être remboursés , repas compris, sur simple délibération  de vos conseils municipaux.) 

Pour les membres du "comité du 16 mars", déclaré à la CNIL, vous pouvez demander sa composition, soit en mairie, soit à un conseiller municipal sont encore à la Préfecture par simple courriel en cliquant sur ce lien ou par copié-collé dans votre messagerie: prefecture@hautes-pyrenees.gouv.fr

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