PREMIER MARS 2016 : LES ÉCRITS VAINS

Il était coutumier de dire que les écrits restent tandis que les paroles s'envolent. Fort de cette maxime on s'est mis à multiplier les textes , se contredisant d'ailleurs les uns les autres, de sorte qu'au final on vous opposera toujours celui qui arrangera celui qui vous le montrera.

Mon enfance se passait en un temps où la parole  donnée avait valeur de serment et son irrespect était un véritable blasphème.

Sur le marché, place du Foirail, le juste prix était celui sur le lequel acheteur et vendeur se mettaient d'accord. Le contrat, c'était une frappe dans les mains: "on la tope"  et la signature: "un blanc limé pour les contractants et des cacahuètes ou des marrons grillés pour les enfants". Un autre acheteur pouvait faire surenchère, ne pas respecter parole aurait été blasphème. Certes celait pouvait se passer mais le traître voyait sa réputation faite à jamais.

Puis on a multiplié les écrits, les clauses contraires, les petits caractères, sous prétexte "sécuritaire". Jamais la part ne sera si belle pour les plus habiles menteurs, et les meilleurs avaient d'office la légion d'honneur.

La dictature suprême était dans la preuve des écrits et s'appelait "démocratie"   

La limite est atteinte, dépassée sans doute. La réussite se mesure à l'art de mentir. "Être" ne compte plus, il faut "paraître".

Deux faits marquants du jour le confirment encore: La mort d'Aurélie FOUQUET, jeune maman policière de 26 ans à peine, abattue par un héros des plateaux télévisés et le scandale de la Fondation ASSISTANCE aux ANIMAUX.

Amanda LEAR n'a pas tort de dire: "Plus j'aime les bêtes, moins j'aime les hommes."

REDOINE FAÏD: DE  LA RÉALITÉ  À LA TÉLÉ et AURÉLIE FOUQUET: DU BOULOT AU TOMBEAU

Les  canetons français manquent de formation, mais la FRANCE regorge de "cerveaux". Ce n'est pas faute pour les médias de ne pas assurer leur promotion. N'est pas à la UNE qui veut. Il faut des talents que ne possède pas le commun des mortels.

S'appeler Aurélie, être jeune maman et policière ne mène pas bien loin. S'appeler FAÏD c'est déjà mieux mais à une lettre près il aurait pu devenir Caïd et passer de la presse locale  à la télévision nationale. 

Il n'y a pas 36 chemins possibles et le grand banditisme est la voie royale. Des Cahuzac,  il y en a beaucoup, mais pour avoir un temps d'antenne réservé, il faut sortir de l' ordinaire. Patrick Henry: deux prénoms ne font pas un nom. Il faut donc passer à la TÉLÉVISION pour faire sensation et montrer que l'on est un homme d' ACTION.

La FRANCE est une RÉPUBLIQUE  LAÏQUE CATHODIQUE et pas une MONARCHIE CHRÉTIENNE  PROTESTANTE ou CATHOLIQUE.

Si un livre pouvait être le reflet de notre société moderne il aurait sans doute pour titre: "LES COÛTS D' ÉCLATS PERMANENTS".

FONDATION "ASSISTANCE AUX ANIMAUX"

Une fois encore, une fois de trop, une fois de plus, une fois qui conduira à l'inévitable "PLUS JAMAIS ÇA" derrière le masque de l'associatif et du bénévolat, se dissimule celui de la duperie , de la charité, de la quasi mendicité, pour enrichir, le monde de "dirigeants truands."  Pas question ici des petits patrons qui mettent en jeu tout ce qu'ils ont pour créer des TPE et des PME qui créent les emplois et passent plus de temps à remplir des formulaires  qui nourrissent  une administration toujours plus gourmande. Pendant ce temps là, personne ne contrôle les multinationales et les chasseurs de primes, les professionnels de la délinquance en col blanc. La meilleure façon de s'en mettre les poches sans risque est de se regrouper dans des organismes à but non lucratif, que les politiciens adorent et subventionnent en contrepartie d'uns simple bulletin dans une enveloppe opaque, mais qui termine dans une urne transparente.

Pas de T.V.A., pas d'impôts , pas de plus-values ni déclaration de revenus fonciers.  C'est du 100% gagnant-gagnant. Le monde des extrêmes que l'ont appelle "le milieu". Et entre les deux les canetons qui triment quand les autres friment et les traitent d'assistés, de fainéants, manquant de formation et dépassant la vitesse en travaillant pour faire en trente cinq heures un travail qui en demande  cinquante. Certains dépassent même le temps de stationnement tant ils travaillent lentement et voient leur paye "prélevée" automatiquement par le centre vital du pays qui se trouve à Rennes.

Mieux vaut être assistant parlementaire qu'assisté par son "parlementeur".