CE JEUDI 29 JANVIER 2016 LE CANETON ÉTAIT AU TRIBUNAL

Les rumeurs les plus folles allaient bon train sur l'absence du caneton depuis le 27. Certains le disaient abattu, suite à la grippe aviaire, d'autres écrasé en bord de chemin. On ne l'avait pas vu , mais était il sous bonne garde?

Les rumeurs sont cuites pour ceux qui les avaient crues. Quand TAUBIRA faisait ses cartons pour quitter son ministère le caneton préparait son cartable pour la rentrée solennelle  du Tribunal de Tarbes, et plus justement "des tribunaux" puisque après celle du Tribunal de Grande Instance avait lieu celle du Tribunal de Commerce le "Técom" dont le Président faisait en un seul mouvement sa rentrée et sa sortie, ce qui lui a valu de longs applaudissements.

Mais commençons par le premier événement. La salle des assisses était tellement pleine qu'en haut de la tribune certains étaient  debout.

RENTRÉE SOLENNELLE  du TGI de TARBES, CRU 2016 

Tous les prévenus, ou plus exactement tous les "invités étaient" sauf absence pour cause douloureuse, présents. 

Vouloir en dire un peu conduirait  à en omettre trop, mais à tour de rôle Président et Procureur ont dressé le bilan de 2015 et tracé les axes pour 2016. 

Mot pour mot tout a bien été noté. Même si  la Justice est toujours  en manque de moyens, TARBES n'est pas trop mal lotie. 

Les discours ont été clairs et précis, sans satisfecit , sans superlatif, objectifs, mais laissant toujours matière à réflexion...

C'est en écoutant ce soir à la télévision , la sortie d'entretien des filles de madame SAUVAGE  avec le Président Hollande, son dernier recours sur terre , que j'ai eu un "frisson". Pourquoi une sanction si sévère: " La dame aurait du déposer plainte "  et ne pas  faire justice elle même. Bien sûr, avec le recul et quand on n'est pas directement concerné, c'est l'évidence. Mais si seules méritent attention les affaires qui se terminent mal, n'est ce pas dangereux plus encore.  Je pense souvent à mon ami et sa famille qui sont toujours sur terre, mais cette terre est leur enfer. En 2001, leur  fille Lucie à eu le tort d'être suivie après un repas chez une amie. Un "récidiviste " l'a violée puis étranglée. La justice "indépendante" a prononcé SA sentence, relativement clémente, quand le premier ministre de l'époque avait cru bon de dire à la famille que la peine serait la plus sévère, ce qui sous entendait "la perpétuité sans remise de peine." Mais l'homme est déjà libre à nouveau... Et le peuple ne croit plus ni aux politiciens , ni à la justice. 

Il y a quelques jours  seulement, un ami me rapportait les propos de son grand-père, simple paysan: " Le  juge est toujours couvert. Celui qui gagne un procès sort en chemise quand le perdant se retrouve nu, mais quand il fait trop grand froid, la mort frappe les trois."  

La politique du "chiffre " est elle compatible avec le droit  à la justice ? Le débat reste ouvert...

Passons à la deuxième partie et son chapitre "particulier ", la rentrée du Tribunal de Commerce.

Rentrée Solennelle

QUESQU' IL FAIT, QUESQU'IL A : QUI C'EST CE  GUY LÀ ? 

Pour qui le connait depuis longtemps, il se ressemble tellement qu'on dirait que c'est tout le temps lui même.  Il s'agit de GUY BAUDÉAN , Président du tribunal de Commerce , qui  pour cette "rentrée" remarquable en profite pour faire "sa sortie" remarquée.

Le moins que l'on puisse  dire est qu'il n'est pas tombé là, comme un cheveu dans la soupe. Il est de la trempe des forgerons qui ont appris leur métier  en connaissant la morsure du feu.

C'est d'abord les échelons d'une grande banque régionale qu'il a gravis  un à un, pour devenir cadre dirigeant d'une grosse agence du département, apprenant indirectement tous les métiers et terminant cette première carrière sous une ère informatique, dont on ne dira pas s'il était le maître ou l'élève appliqué. Il n'était pas destiné à être un Kerviel d'affaires, mais le banquier  du coin, porte ouverte à la clientèle, ce qui ne manquera pas de le rendre populaire.

Mais partir en sachant, sans transmettre, ce n'était pas son style et il continuera à servir au CIL puis au tribunal de commerce jusqu'à ce matin de 2016 où il passe la main.

S'il fallait résumer en deux mots ses multiples carrières ce serait sûrement " TOUJOURS PARTANT"  Et c'est là qu'il me met dans l'embarras puisqu'au final il revient tout le temps en répondant "toujours présent".

Sa force, en tout cas, il ne la tire pas de ses cheveux  puisqu'en bon caneton il n'a encore que du duvet, mais au dire de sa coiffeuse préférée, quand ça va pousser, ça va décoiffer. Il ne faut pas confondre calvitie précoce et pousse tardive.

Pour clore son va et vient en cette fin de janvier et de fin des vœux, les canetons en chœur lui disent: "AU GUY L'AN  NEUF", et quand vous le verrez, proposez lui donc de faire une "petite sortie".

La matinée se terminera dans ce que d'aucuns appellent  "la salle du temps perdu" au motif que les affaires sont appelées à la même heure et ceux qui attendent leur tour s'affolent quand leur avocat leur a fixé un tarif "à l'heure".

baudeanjiminy

TCom