Bruno Le Maire

BRUNO LE MAIRE À VIC en BIGORRE

VENDREDI   15 JANVIER 2016

19 h 30

Pour un temps hivernal on peut quand même dire que le ciel était assez Clément pour la venue, rare en Bigorre, d'un leader national.

Et c'est justement le Maire de Vic en Bigorre, CLÉMENT MENET qui accueillait le député LE MAIRE Bruno, mais en qualité de futur candidat des primaires qui auront lieu les 20 et 27 novembre 2016, avec l'objectif de devenir président. Elles seront ouvertes à tous les citoyens moyennant la somme symbolique de 2 € relativement aux enjeux, avec entière liberté pour chacun d'y participer ou pas. L'assistance de la salle multimédia était nombreuse, malgré un déficit certain de publicité, et si le débat à eu lieu on ne peut pas dire que LE MAIRE a été MALMENÉ.

Après un bref résumé de sa journée aux sanctuaires et sa rencontre avec notre évêque il se présentera simplement en énarque têtu,  mais qui a abandonné la fonction publique pour se consacrer à ses mandats, et donnera sa vision de la France et du mandat Présidentiel. C'est du fait de sa démission qu'il s'autorise à faire remarquer que nous sommes gouvernés par la "promotion Voltaire de l'E.N.A."

Limiter à un seul mandat la fonction présidentielle n'est pas pour lui la bonne solution. Il trouve normal que le président présente son bilan aux électeurs  et ne souhaite pas revenir sur la durée du mandat. "Imaginez sept ans de Hollande sans pouvoir broncher" Ce sera d'ailleurs la seule remarque sur les avis des autres à qui il laisse le soin de développer leurs idées quand il lui appartient de porter les siennes: Les grandes valeurs traditionnelles de la France seront ses priorités. Le cumul des mandats sera strict et sans exception.L 'accent est mis sur les symboles du pays et leur "féminité"  Marianne, la liberté, la France. Il défend aussi la langue du pays qui est le français et ses racines latines, alors que ses propres enfants ont dans le cahier de liaison avec l'école l'offre d'apprendre gratuitement avec l'aide de certains pays "sponsors" l'arabe.Il défend l'esprit d'entreprise, et égratigne l'État avec l'exemple d'ARÉVA qui en voulant faire ce qu'il ne sait pas, présente encore l'addition aux contribuables. Le code du travail aussi sera réformé et simplifié et la recherche d'emploi sera "privatisée". Les handicapés seront mieux intégrés et  considérés. Il soulignera aussi les effectifs pléthoriques des élus régionaux qui sont plus nombreux encore depuis la réduction à 13 des régions. L'Administration doit appliquer les règles fixées par les politiques et ne pas faire les siennes. Les agriculteurs en retour de leur vote ont eu pour récompense le Grenelle de l'environnement qui les  fait crouler sous les normes. La France ne doit plus être record-woman du monde en nombre d'élus, députés et sénateurs . Au lieu de 577 les députés seront réduits à 400 et les sénateurs à deux maximum par département. Le statut des emplois publics sera ramené à celui du privé. Pas d'emploi public garanti à vie, sous prétexte que l'on a été embauché aux espaces verts de la ville à un moment donné. Et d'autres choses encore qu'il est difficile de citer toutes ici. Mais c'est la colonne vertébrale de la fonction présidentielle qu'il souhaite qu'il a exposée, avant de répondre à de nombreuses questions.

Naturellement les questions correspondaient le plus souvent à la situation et la profession de ceux qui les posaient. Et c'est naturellement aussi le monde des "paysans" et "des agriculteurs et éleveurs qui a été abordé d'autant que son passé de ministre de l'agriculture en avait déplacer certains qui l'avaient connu pour l'avoir rencontré "en fonction". C'est aussi un salut sympathique qu'il échangera avec William Villeneuve, venu du Gers et qui avait représenté sa profession avec ardeur et conviction au sein de la FNSEA.

L'homme  a aussi montré qu'il n'était pas dépourvu d'humour, expliquant comment il perdait régulièrement des points sur son permis pour des "petits " dépassements de vitesse (93 pour 90) et comme il roule beaucoup à travers la France et aime conduire lui même, sans avoir de chauffeur, il fait ses stages de "récupération ".

NDC: Lors de sa fin de mandat "la plume dans le champ" avait rendu un vibrant hommage à l'agriculteur gersois, à l'accent chantant et véridique, les deux pieds sur terre au travail comme au rugby, pour marquer les essais. Il retracera son vécu dans un écrit "Le Bonheur est dans les champs."

Sa présence et celle d'autres personnes du département ne faisait que souligner l'absence remarquée de nombreux élus que l'on aurait pensé voir pour entendre et discuter avec un présidentiable, même si le premier coup ne sera pas forcément gagnant. Mais sans doute le président Pélieu n'avait il pas accordé à tous ses dévots la permission de sortie. Pour ce qui est de la presse elle semble avoir pris toutes ses précautions pour couvrir incognito l' événement. Il est vrai que ce n'était pas un divin enfant et son avènement. Mais les premiers à n'avoir rien vu et rien entendu seront les premiers au moment de tout dire.

Pour l'instant donc les canetons qui sont venus, ont vu et entendu et pourront dire plus tard s'il ont été convaincus. Juger ne suffit pas quand il faut faire un choix: il faut comparer. Et pour l' instant...

oeuf