FAITES VOS JEUX. LA ROUE TOURNE. RIEN NE VA PLUS ?

Quand la gauche s'apprêtait à prendre le pouvoir en 1981 et l'arrivée de TONTON, le ciel allait tomber sur la tête des pauvres gaulois qui nous étions et la jeune génération ne se reconnaissait pas dans la nostalgie d'un gaullisme qu'elle ne connaissait pas.

La catastrophe pourtant était annoncée. Notre fin était proche. Les capitaux allaient partir à l'étranger comme les rats quitte le navire qui coule. La bourse allait s' écrouler. 1929 revenait. Il fallait faire des provisions, acheter une brouette pour transporter l'argent et revenir avec une baguette. Rien de tout cela n'arriva. Le SMIG était revalorisé et pour les classes ouvrières, la situation ne fût pas si mauvaise. Mais les roses ont cette fâcheuse habitude, celle d'avoir des épines et de faner assez vite. L'appât du gain l' emportât très vite et la corruption s'invita à la table du pouvoir. Monarchie et Oligarchie devinrent au pays ce que labourage et pâturage étaient dans des temps plus lointains: les deux mamelles de la France. On peut estimer qu'à partir des années 1983 et 1984 l' État  mît au placard ses missions régaliennes et que seul le pognon motivait les décisions. Cette nouvelle gouvernance fût le plus bel appât pour ceux qui décidèrent de profiter du système. Toutes les alliances étaient de bonne circonstance. Le système des copains et coquins brouillés, mais dans la même omelette devînt le mode qui guidait tous ceux qui ne voulaient que profiter du système. Alternance, cohabitation, tout était bon. Il suffisait de constituer assez de dossiers sur les uns et les autres pour éviter la case prison. Tout était bon dans le cochon jusqu'à la transformation de nos frontières en passoire.

Puis vint le KO de Jospin en 2002. Au mépris des électeurs, qui avaient fait un choix, bon où pas, on ne le saura pas, le traditionnel débat des deux candidats qualifiés pour la présidentielle n'aura pas lieu. La cinquième République restera depuis toujours bancale. On ne votera plus pour des projets mais pour les plus beaux menteurs. La main mise sur les médias guidait la leur vers le bulletin choisi pour eux. L'ouverture, la conquête, la part du gâteau aurait une croissance exponentielle.

Mais la fiction ne durera pas plus que les roses et la porte était ouverte dans les deux sens.  D'un côté le sucre, de l'autre les fourmis. La suite on la connaît. La production serait faite ailleurs et la France des services allait être notre lot commun.

Depuis nous passons notre temps à commander les objets qui sont tous connectés. Des journées à taper 1 ou 2 ou 3 ou * ou #  pour enfin obtenir un message enregistré . Merci de rappeler ultérieurement. Et d'appels en rappels sur des numéros surtaxés la délivrance enfin: "Nos services sont actuellement fermés. Nous sommes ouverts de ... etc..." Et voilà, encore une journée bien remplie. Une heure et quart de trajet et je peux manger et me coucher. Demain, je dois me lever de bonne heure, j'ai encore une grosse journée. J'ai à peine le temps de lire mon courrier.

feugrillé

Chirurgie canard

En dehors de ces menus détails, je suis un peu rassuré. En ce 07 décembre le CAC 40  ne c'est pas tellement effondré. Il à pris 0,8 %. Le medef ne doit pas être au courant du résultat des élections, ou plutôt, ils anticipent sur celui du second. 

Je me demande pourquoi ils n'ont pas dit non plus que EDF va quitter l'indice CAC 40 et remplacé par la foncière Klépierre au 21 décembre.  Pourtant c'est l'État qui est le plus gros actionnaire avec ses 84% et le CAC 40 a péniblement augmenté de 11% depuis le 1° janvier, mieux que le livret A. Ah mais EDF a perdu 42% cette année. C'est pour ça que ma note d'électricité a autant baissé. Les pauvres. Il faudrait mettre la gauche au pouvoir, mais la vraie.